Pour un dirigeant d'entreprise, la question de la rémunération est indissociable d'une stratégie fiscale et sociale globale. En France, le coût du travail et la pression fiscale imposent une réflexion approfondie : faut-il privilégier le salaire, les dividendes, ou une combinaison des deux ?
Chez Wolf Expertise, nous accompagnons les chefs d'entreprise à Paris et Levallois-Perret pour structurer des politiques de rémunération efficientes, adaptées à leur statut juridique et à leurs objectifs personnels.
1. L’arbitrage entre salaire et dividendes : Une question de curseur
L’arbitrage dépend majoritairement de votre statut social (assimilé-salarié en SASU ou Travailleur Non-Salarié en EURL).
Le salaire (ou rémunération de gérance) : Il offre l'avantage de la déductibilité du résultat de l'entreprise. Bien qu'il soit soumis aux cotisations sociales, il permet de valider vos trimestres de retraite et de bénéficier d'une protection sociale immédiate (prévoyance, santé).
Les dividendes : Ils sont prélevés sur le bénéfice après impôt sur les sociétés (IS). En SASU, ils sont particulièrement attractifs grâce à la Flat Tax (PFU) de 30 %, car ils ne sont pas soumis aux cotisations sociales. En revanche, ils ne génèrent aucun droit à la retraite ou à la protection sociale.
2. L’optimisation par les dispositifs d’épargne salariale
Trop souvent négligés par les petites structures, le PEE (Plan d'Épargne Entreprise) et le PER (Plan d'Épargne Retraite) sont des leviers d'optimisation redoutables.
Mettre en place un accord d'intéressement ou d'abondement permet de sortir des fonds de l'entreprise vers votre patrimoine personnel avec une fiscalité très réduite (exonération de cotisations sociales, hors CSG-CRDS, et exonération d'impôt sur le revenu sous condition de blocage). C’est une solution idéale pour capitaliser à moyen terme.
3. Les avantages en nature et la prise en charge de frais
L'optimisation passe également par une gestion fine des frais professionnels. La prise en charge par l'entreprise de certains frais (véhicule de fonction électrique, matériel informatique, frais de réception) doit être encadrée pour rester conforme à l'intérêt social de l'entreprise.
Le véhicule électrique : Il bénéficie actuellement de niches fiscales avantageuses (amortissement supérieur, absence de TVS, avantage en nature réduit).
Les chèques cadeaux et CESU : Des dispositifs simples qui permettent de distribuer du pouvoir d'achat sans aucune charge sociale ni impôt, dans la limite des plafonds annuels.
4. La protection sociale complémentaire : Un investissement stratégique
Pour les gérants majoritaires (TNS), la mise en place de contrats dits "Madelin" permet de déduire de votre bénéfice imposable les cotisations versées pour votre mutuelle ou votre prévoyance.
L’enjeu est double : réduire votre assiette fiscale tout en vous garantissant un niveau de protection équivalent à celui d'un salarié cadre. Un diagnostic de votre protection sociale est une étape indispensable de votre bilan de début d'année.















