1. Ne pas vérifier les informations pré-remplies
Il est important de vérifier les informations préalablement remplies par l’administration fiscale (nom, état civil, adresse…). Depuis 2006, le revenu imposable est également rempli automatiquement. Il convient alors de prendre la fiche de paie de décembre de l’année N-1 pour vérifier le montant annuel indiqué. Par ailleurs, certaines informations telles que la pension alimentaire et les revenus fonciers doivent aussi y figurer.
2. Ne pas déclarer la pension alimentaire dans la bonne rubrique
Deux cas sont possibles :
Si la pension alimentaire est versée par le contribuable, elle doit être renseignée dans la rubrique « 6 – Charges déductibles » de la déclaration de revenus. Plus concrètement, elle doit figurer dans l’une des cases dédiées aux pensions alimentaires versées (6GI, 6GJ, 6EL, 6EM, 6GP ou 6GU).
Si la pension alimentaire est perçue par le contribuable ou l’un des membres du foyer fiscal, elle doit être mentionnée à la case 1AO, 1BO, 1CO ou 1DO.
Remarque : seules les pensions alimentaires versées en vertu d’une décision de justice ou dans le cadre d’une obligation alimentaire sont déductibles.
3. Ne pas mettre le bon montant concernant les frais de garde des jeunes enfants
Il est possible d’obtenir un crédit d’impôt de 50% des dépenses engagées pour la garde des enfants à charge âgés de moins de 6 ans. Toutefois, les frais de nourriture sont à exclure du montant déclaré puisqu’ils ne sont pas concernés par ce type de crédit. Les aides perçues au titre de la garde des enfants sont également à enlever. On peut citer les aides versées par l’employeur et le complément de libre choix du mode de garde.
4. Oublier de compter les revenus de ses enfants
Il est impératif de déclarer les revenus perçus par ses enfants à charge. Ceux-ci sont soumis à des exonérations allant jusqu’à 4 936 € pour les jobs étudiants et jusqu’à 19 744 € pour les stages rémunérés ainsi que les contrats d’apprentissage.
5. Ne pas déclarer correctement les enfants à charge en cas de divorce ou de séparation
En principe, l’enfant est à la charge du parent chez lequel il réside habituellement. Lorsque la garde est alternée, les parents se répartissent de manière égale l’avantage global du quotient familial lié à l’enfant. Parfois, cette distinction est source d’erreur. Pour y remédier, il convient de remplir la case F ou G si l’enfant est à charge exclusive du déclarant. En revanche, il importe de remplir la case H ou I s’il est en résidence alternée.
6. Oublier de cocher la case T correspondant au « parent isolé »
Cette situation concerne le déclarant célibataire, séparé ou divorcé qui élève ou entretient seul son ou ses enfants à charge ou rattachés. Elle lui donne droit à une majoration du nombre de parts du quotient familial. Pour en bénéficier, il doit à chaque fois cocher la case « parent isolé » de la déclaration de revenus tant qu’il remplit les conditions.
7. Oublier la réduction d’impôt pour frais de scolarisation
Toujours concernant les aides fiscales liées à la famille, il ne faut pas oublier la réduction d’impôt pour frais de scolarisation. En effet, les parents ont droit à une réduction d’impôt pour chaque enfant scolarisé. Le montant de celle-ci est de 61 € par enfant au collège et de 153 € par enfant au lycée. En revanche, il est de 183 € par enfant suivant une formation d’enseignement supérieur.
8. Ne pas déclarer correctement les dons aux associations
Lorsque les dons aux associations sont mentionnés dans la déclaration de revenus, ils donnent droit à une réduction d’impôt.
Attention !
Les dons versés à des associations, organismes ou fondations d’intérêt général ou reconnus d’utilité publique doivent être déclarés à la ligne 7UF et donnent droit à une réduction d’impôt à hauteur de 66% du montant du don.
Les dons visant à venir en aide aux personnes en difficulté doivent figurer à la ligne 7UD du formulaire. Ils donnent droit à une réduction d’impôt à hauteur de 75% du montant du don effectué dans la limite de 1 000 € de dons (la fraction supérieure à 1 000 € donne droit à la réduction d’impôt de 66%, case 7UF).
Les dons versés à des associations cultuelles donnent eux-aussi droit à une réduction d’impôt de 75% mais dans la limite de 562 € de dons (la fraction supérieure donne droit à la réduction d’impôt de 66%, case 7UF). Ils sont à déclarer en case 7UJ.
Le montant de l’ensemble de ces dons est limité à 20% du revenu imposable du foyer. Le “surplus” peut être reporté sur 5 ans dans les mêmes conditions.
9. Ne pas respecter les dates prévues par le calendrier de la déclaration de revenus
Cette année, la campagne de déclaration de revenus commence le 6 avril 2023 et se termine aux dates limites établies par zone et par département. Concrètement, cette date butoir est le :
25 mai 2023 pour les départements de 1 à 19 ;
1er juin 2023 pour les départements de 20 à 54 ;
8 juin 2023 pour les départements de 55 à 974/976.
Toute déclaration d’impôt en version papier doit être déposée au plus tard le 22 mai. Au-delà de cette date, une majoration de 10% du montant de l’impôt s’applique.
10. Cocher par inadvertance la case de la redevance télé
Depuis le 1er janvier 2021, les foyers équipés d’un téléviseur doivent verser la contribution à l’audiovisuel public. Si tel est le cas du déclarant, il doit laisser le formulaire 2042 vierge. Pourtant, les contribuables cochent régulièrement la case ORA dudit formulaire, alors qu’elle est uniquement dédiée aux ménages ne possédant pas ce genre d’appareil. Une amende de 150 € est applicable si cette case est cochée alors que le contribuable possède bien un téléviseur.















